Francis TATTEGRAIN (Péronne, 1852 - Arras, 1915), attribué à - Lot 33

Lot n° 33
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Francis TATTEGRAIN (Péronne, 1852 - Arras, 1915), attribué à - Lot 33
Francis TATTEGRAIN (Péronne, 1852 - Arras, 1915), attribué à. Scène de bataille à Marignan. Huile sur toile vers 1890. 33 x 55 cm. (Au revers de la toile estampille : « Paul FOINET rue N.D Des Champs Paris » (marque présente de 1885 à 1897 selon Labreuche). Cadre américain en bois naturel 43 x 63 cm. Provenance : collection particulière tourangelle centrée sur les concours des Beaux-Arts et sur les Prix de Rome aux XIXe et début XXe siècles ainsi que sur des oeuvres académiques. Francis Tattegrain est le troisième fils de Charles-Louis Tattegrain (1806-1879)1, président du Tribunal d'Amiens, et de Thérèse Marie Voillemier (1819-1881). Issu d'une longue lignée de magistrats et d'une des plus anciennes familles de Péronne, leur bisaïeul était mayeur de Péronne en 1781. Le jeune Francis ne reçoit l'approbation paternelle pour s'adonner à la peinture que contre la promesse d'entamer des études de droit. Il obtient donc brillamment son doctorat en droit pour ensuite ne plus se consacrer qu'à la peinture. Tattegrain découvre Berck en compagnie de ses parents dès 1865. Son père, fait construire un chalet au 28, rue de l'Entonnoir à Berck. Le lieu de vacances du jeune Francis deviendra le cadre principal de son œuvre picturale. La venue à Berck de Ludovic-Napoléon Lepic, est un facteur déterminant : « ce qui m'a décidé à m'adonner complètement à la peinture, ce fut, en 1876, ma rencontre à Berck avec le comte Lepic qui travaillait sur la plage en plein vent… ». Durant l'hiver, il réside à Senlis, dans la maison de son grand-père maternel, le docteur Jean-Baptiste Voillemier (1787-1865), qui est un proche parent du sculpteur Edmé Bouchardon. Ce grand-père est également le premier président du Comité Archéologique de la ville depuis sa fondation en 1863. Sur l'incitation de Ludovic-Napoléon Lepic et encouragé par son frère, le sculpteur Georges Tattegrain, il poursuit sa formation artistique à Paris en même temps que son doctorat de droit. Il entre à l'académie Julian en 1877 où il suit l'enseignement de Jules Lefebvre et Gustave Boulanger. En 1879, deux de ses toiles sont admises au Salon des artistes français où il sera présent, sans interruption, jusqu'en 1914. Le 2 septembre 1882, il épouse Eugénie Joséphine Anne Deleviéleuse Doudemont (†1941). Mention honorable en 1881 pour La Femme aux épaves, il obtient la médaille de deuxième classe en 1883 pour Les Deuillants à Étaples, ce qui le met dès lors hors-concours. Cette même année, naît son premier enfant Robert, qui sera suivi par Thérèse en 1886 et Jeanne en 1890. Francis Tattegrain est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1889, il se voit attribuer pour Saint Quentin pris d'assaut la médaille d'honneur au Salon de 1899. Elle marque la faveur dont est l'objet l'un des peintres les plus honorés de la IIIe République qui, depuis près de vingt ans, bénéficie de nombreuses commandes publiques. Édouard Herriot dira de lui qu'il a « le crayon d'Ingres, la palette d'Delacroix ». Son talent lui vaut de nombreuses commandes comme celle de L'Entrée de Louis XI à Paris pour l'Hôtel de ville de Paris en 1892, et plus tard, de La Cérémonie des récompenses. Exposition universelle de 1900 en 1904. Peintre d'histoire, aquafortiste pendant une brève période vers la fin des années 1870 et le début des années 1880, portraitiste, Tattegrain est avant tout un maître du naturalisme dans le domaine marin. Ses compositions sont souvent d'un réalisme hardi, mais toujours harmonieuses. Sa peinture franche, son coloris juste, soulignent ces drames d'ordinaire mis en scène dans de grandes compositions. En 1882, il est sociétaire de la Société des artistes français. En 1888, il offre au musée Alfred Danicourt et à ses concitoyens péronnais un exceptionnel Débris du Trois-Mâts Majestas. Sa virtuosité dans le traitement des sujets dramatiques, tragiques voire sinistres, traités avec une simplicité qui n'exclut pas l'émotion, ne doit pas pour autant faire oublier la profusion des sujets traitant de la vie quotidienne des pêcheurs de Berck. Son territoire de prédilection est la baie d'Authie où il a acquis 100 hectares de dunes et bâti un atelier lui permettant de réaliser les grands formats en éclairage naturel. Il travaille également sur l'ensemble du littoral de la côte d'Opale, à Audresselles et jusque vers Wissant où il rejoint fréquemment ses amis les Demont-Breton. Le grand tableau représentant un couple de naufrageurs au Cran aux œufs (près d'Audresselles) et intitulé avec humour Sauveteurs d'épaves, daté de 1912, a longtemps décoré la salle des ventes de Boulogne-sur-Mer. En 1894, il est invité par Léon Coutil, un passionné d'histoire, aux Andelys, et c'est au cours de ce séjour qu'il réalise son tableau Les Bouches inutiles qu'il présente au Salon des artistes français de 1896 et à l'Exposition universelle de 1900. Il en fera au moins
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