Giovan Pietro Rizzoli, dit GIAMPIETRINO (actif à Milan entre - Lot 38

Lot n° 38
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Estimation :
30000 - 50000 EUR
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Giovan Pietro Rizzoli, dit GIAMPIETRINO (actif à Milan entre - Lot 38
Giovan Pietro Rizzoli, dit GIAMPIETRINO (actif à Milan entre 1500 et 1549) et atelier Marie Madeleine en prière Panneau de bois fruitier parqueté Hauteur : 61 cm Largeur : 46 cm Restaurations anciennes Provenance : - Vente à Paris, Hôtel Georges V, étude Tajan, 12 juin 1995, n°123 (adjugé 180 000 francs marteau). Giovanni Pietro Rizzoli est mentionné par Léonard de Vinci dans son atelier milanais simplement sous son prénom de « gian pietro » (codex Atlanticus). Il y est présent entre 1497 et 1500 et est chargé de copier la Cène (copie conservée à Londres, Royal Academy of Art). Il s'affirme à la fois comme un auteur de grands formats, de retables (Pavie, 1521), et surtout de nombreux petits formats de dévotion pour des particuliers. Il diffuse l'influence de Léonard, nuancée par celles de Solario, de Luini et de Cesare da Sesto, mais toujours avec son style personnel assez reconnaissable. Inventeur d'un nouveau genre iconographique à mi-chemin entre le sacré et le profane, Giampietrino se spécialisa dans la représentation de Marie-Madeleine repentante sur un ton subtilement érotique, qui connut un immense succès auprès de ses contemporains. Il l'a peinte, à mi-corps, dans des poses et des compositions différentes, lesquelles sont chacune déclinée en plusieurs répliques. il varie aussi parfois le sens de l'oeuvre, ou le second plan. Concernant la façon de représenter la sainte comme sur notre tableau, avec les mains en prière, tournée vers la gauche et les yeux levés au ciel, citons les versions conservées à Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage (panneau, 49 x 39cm), Musées civiques de Pavie (inv. P 121 b), à la Gemaldegalerie - Staatliche Museen- à Berlin, mais aussi dans les collections privées. Il existe une variante du même sujet, dans laquelle la figure a les bras croisés sur la poitrine (Pinacothèque de Brera à Milan et dans la cathédrale de Burgos). L'inspiration léonardesque est ici manifeste, tant dans le modelé, le léger déhanchement de Marie-Madeleine ou la découpe en strates du second plan rocheux, comme dans la Vierge aux Rochers ou la Sainte Anne du maître. Il s'agit d'une allusion à la grotte de la Sainte-Baume, en Provence, où, selon la Légende dorée, la sainte aurait passé les dernières années de sa vie en ermite. Le vase à onguents en albâtre ou à parfums à gauche est celui avec lequel elle a enduit les pieds du Christ lors du repas chez Simon le pharisien. Ses cheveux, tressés à la hauteur du nombril comme formant une ceinture, sont répartis pour donner un aspect sensuel à ses seins et ses bras. Nous remercions la professeure Cristina Geddo pour son aide à la description de ce lot, sur photographie numérique, le 17 juillet 2026. Expert : Stéphane Pinta, cabinet Turquin (visible sur rdv chez l'expert)
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